DOSSIER ECO / Sécuriser son entreprise, une priorité absolue
De plus en plus d'entreprises sont victimes d'actes malveillants. Pour les éviter, la protection physique du site et du système informatique doit être une priorité. Virus informatiques, vols de données ou de matériaux, du fichier clients... Les risques courus par les entreprises sont variés. Des solutions simples peuvent être mises en place...
«Dans l'entreprise, les gens n'ont pas encore le réflexe qu'ils ont dans leur maison: certains ordinateurs ne sont pas verrouillés, on ne regarde pas ce que l'on jette dans les poubelles, et les sauvegardes de données ne sont pas faites ou pas sécurisées», expliquait François Stauder, de la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) lors d'une réunion sur la sécurité économique. Les chiffres témoignent de cette réalité: sans parler d'espionnage industriel à la James Bond, un quart des entreprises ont déjà été victimes d'actes malveillants et les entreprises de moins de 500 salariés représentent les deux tiers des cibles.
À travers la cellule d'intelligence économique, la gendarmerie nationale tente de prévenir ce genre de faits. Dans chaque département, un référent a été mis en place pour être l'interlocuteur privilégié des chefs d'entreprises. Dans l'Aube il s'agit de Pascal Brague, à la cellule renseignements «intelligence économique». Un correspondant par communauté de brigades ou brigade territoriale autonome a également été nommé
«Le but n'est pas de transformer les entreprises en prison, elles doivent rester un lieu de vie», explique l'adjudant Klimecky. Pour cela, le gendarme référent propose gratuitement aux entreprises qui en font la demande un diagnostic de vulnérabilité. Il a pour but d'évaluer le niveau de vulnérabilité et d'entamer une démarche de réduction des risques. Il liste les facteurs de risque: personnel, stagiaires, fournisseurs et sous-traitants, clients, prestataires extérieurs, systèmes informatiques.
La sécurisation physique du site et des locaux est l'une des priorités: clôtures, grilles, codes d'accès, zones réservées et à accès limités, systèmes d'alarme, registres signés à l'entrée et remise de badges. À La Chapelle-Saint-Luc, on s'est organisé en mutualisant le gardiennage. «Le moteur de la création de notre entreprise, c'était la sécurisation des adhérents. Nous avons engagé une entreprise qui effectue des rondes de nuit et qui doit pointer deux fois au cours de la soirée dans chaque entreprise» explique Damien Morin, président de l'association des zones industrielles chapelaines. Optimum sécurité effectue également de la surveillance dans la zone artisanale et commerciale de Barberey et à Savipole (Sainte-Savine).
La sécurité informatique est également une priorité à l'heure ou les informations stratégiques figurent essentiellement sur des supports informatiques. Elle passe par des sauvegardes sur un serveur placé dans une pièce sécurisée à accès
contrôlé, les mots de passes changés régulièrement, des antivirus et pare-feu, la désactivation totale ou partielle des périphériques sur les ordinateurs individuels...
Des moyens simples à mettre en place et pas forcément coûteux mais auxquels les chefs d'entreprise qui ont le nez dans le guidon ne pensent pas toujours...
De plus en plus d'entreprises sont victimes d'actes malveillants. Pour les éviter, la protection physique du site et du système informatique doit être une priorité. Virus informatiques, vols de données ou de matériaux, du fichier clients... Les risques courus par les entreprises sont variés. Des solutions simples peuvent être mises en place...
«Dans l'entreprise, les gens n'ont pas encore le réflexe qu'ils ont dans leur maison: certains ordinateurs ne sont pas verrouillés, on ne regarde pas ce que l'on jette dans les poubelles, et les sauvegardes de données ne sont pas faites ou pas sécurisées», expliquait François Stauder, de la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) lors d'une réunion sur la sécurité économique. Les chiffres témoignent de cette réalité: sans parler d'espionnage industriel à la James Bond, un quart des entreprises ont déjà été victimes d'actes malveillants et les entreprises de moins de 500 salariés représentent les deux tiers des cibles.
À travers la cellule d'intelligence économique, la gendarmerie nationale tente de prévenir ce genre de faits. Dans chaque département, un référent a été mis en place pour être l'interlocuteur privilégié des chefs d'entreprises. Dans l'Aube il s'agit de Pascal Brague, à la cellule renseignements «intelligence économique». Un correspondant par communauté de brigades ou brigade territoriale autonome a également été nommé
«Le but n'est pas de transformer les entreprises en prison, elles doivent rester un lieu de vie», explique l'adjudant Klimecky. Pour cela, le gendarme référent propose gratuitement aux entreprises qui en font la demande un diagnostic de vulnérabilité. Il a pour but d'évaluer le niveau de vulnérabilité et d'entamer une démarche de réduction des risques. Il liste les facteurs de risque: personnel, stagiaires, fournisseurs et sous-traitants, clients, prestataires extérieurs, systèmes informatiques.
La sécurisation physique du site et des locaux est l'une des priorités: clôtures, grilles, codes d'accès, zones réservées et à accès limités, systèmes d'alarme, registres signés à l'entrée et remise de badges. À La Chapelle-Saint-Luc, on s'est organisé en mutualisant le gardiennage. «Le moteur de la création de notre entreprise, c'était la sécurisation des adhérents. Nous avons engagé une entreprise qui effectue des rondes de nuit et qui doit pointer deux fois au cours de la soirée dans chaque entreprise» explique Damien Morin, président de l'association des zones industrielles chapelaines. Optimum sécurité effectue également de la surveillance dans la zone artisanale et commerciale de Barberey et à Savipole (Sainte-Savine).
La sécurité informatique est également une priorité à l'heure ou les informations stratégiques figurent essentiellement sur des supports informatiques. Elle passe par des sauvegardes sur un serveur placé dans une pièce sécurisée à accès
contrôlé, les mots de passes changés régulièrement, des antivirus et pare-feu, la désactivation totale ou partielle des périphériques sur les ordinateurs individuels...
Des moyens simples à mettre en place et pas forcément coûteux mais auxquels les chefs d'entreprise qui ont le nez dans le guidon ne pensent pas toujours...